La première fois que des enfants oublièrent le respect qu’ils avaient toujours eu pour leur père, fut probablement le jour où Noé s’enivra.
André-Ernest-Modeste Grétry (De la vérité in L’artiste, Beaux-arts et belles-lettres, 4e série, T.2, p.116, Aux Bureaux de l’Artiste, 1844)
[…] j’ai horreur de tous ceux qui ne voient pas le monde comme il est. C’est-à-dire monstrueux, lady Slane ! Et monstrueux parce qu’il est construit sur la compétition, sans que personne ne sache si la raison fondamentale de cette compétition est une pure convention ou une nécessité, une extraordinaire illusion, une loi naturelle ou animale destinée à disparaître à mesure que nous progressons dans la civilisation. Je crois que l’homme a construit sa vie sur un système mathématique erroné. Certes, il s’est arrangé pour que ses calculs tombent juste, parce qu’il a forcé le monde à accepter ses hypothèses. Mais si l’on choisissait de raisonner autrement, la réponse serait peut-être identique et ces hypothèses de départ apparaîtraient délirantes, astucieuses sans doute mais délirantes. Peut-être qu’un jour une authentique civilisation viendra corriger nos erreurs présentes? Mais nous avons encore du chemin à faire, oui, la route sera longue…
Vita Sackville-West (Toute passion abolie, trad. Micha Venaille
, p.62, Ed. Autrement, 2005)
C’est un crime, souvent indigne de pardon,
Que d’avoir su trop tôt s’acquérir un grand nom.
François Belin (Mustapha et Zéangir, acte 3, sc. 2 (Acomat), 1705)
[À la suite d’un deuil]
Un creux est en nous, à jamais, mais le creux n’est pas l’abîme.
J.-B. Pontalis (Traversée des ombres, p.22, Gallimard/nrf, 2003)
Il n’y a pas de troubles mathématiques. Il n’y a que des enfants troublés.
Stella Baruk (Échec et maths, Éd. Seuil Points/S11)