[…] Les grands périls plaisent aux grands courages.
Étienne Aignan (Brunehaut, acte 1, sc. 3 (Brunehaut), 1810)
Abstenez-vous de raconter à votre femme les infamies que vous ont faites celles qui l’ont précédée.
Ce n’est pas la peine de lui donner des idées.
Sacha Guitry (Elles et Toi, p.61, in Les femmes et l’amour. Presses Pocket n°2377)
L’idée de la mort est lente à naître. Aux premiers jours de la vie, ce mot est vide de sens. Pour l’enfance, tout est fleuri, naissant, créé d’hier ; pour le jeune homme, tout est force, jeunesse, surabondante vie ; à la vérité, quelques êtres disparaissent de la vue, mais ils ne meurent pas… Mourir ! c’est-à-dire perdre à jamais la joie ! perdre la riante vue des campagnes, du ciel ! perdre cette pensée elle-même, toute peuplée de brillants espoirs, d’illusions si présentes et si vives !
Rodolphe Töpffer (Les Nouvelles Genevoises, p.107, Librairie Hachette, 1872)
La bienveillance, c’est le manteau de la charité jeté sur ce qu’on voit de pauvre et de nu, comme fait une âme bonne et que la bonté arrête sur cette pente à railler que nous suivons communément.
Eugénie de Guérin (Journal et fragments, p. 398, Paris, 1876.)
La rêverie est le clair de lune de la pensée.
Jules Renard (Journal (1er août 1898), p.392, Éd. Robert Laffont coll. Bouquins.)