Le ciel et l’enfer sont deux grands poèmes qui formulent les deux seuls points sur lesquels tourne notre existence : la joie et la douleur.
Honoré de Balzac (La femme de trente ans, p.159, GF n°69)
[…] le remède spécifique de la vanité est le rire, et que le défaut essentiellement risible est la vanité.
Henri Bergson (Le rire, p.133, Éd. P.U.F)
[…] on ne rattrape jamais l’estime de l’autre avec des explications.
David Homel (L’Évangile selon Sabbitha, trad. Daniel Poliquin, p.255, Éd. Leméac/Actes Sud, 1999)
Parler ce n’est pas traduire quelque sensation de malaise, c’est entrer dans le monde de la parole où d’étranges pouvoirs opèrent.
Jean Lescure (Introduction à la poétique de Bachelard in L’Intuition de l’instant, p.141, Livre de Poche/biblio-essais n°4197)
Devant la mer houleuse
la corde à sauter
ouvre un vide
Niji Fuyuno (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.182, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)