Citations quotidiennes du 03-07-2022

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Mourir n’est rien, […] c’est être oublié qui est terrible.
Michel Folco (Dieu et nous seuls pouvons, Seuil coll. Points P301, p.236)

La guerre excuse tous les égarements humains, y compris ceux des vieux.
Philip K. Dick (En attendant l’année dernière,p. 7, Livre de Poche n° 7000)

[…] rien de plus irritant qu’une femme lorsqu’elle s’est donnée… Cette excessive évaluation du don qu’elle croit nous avoir fait, alors qu’il y a réciprocité… quelle fâcheuse habitude ! En échange, il nous faut promettre fidélité, amour éternel… C’est déprimant !

Paul Nivoix (Ève toute nue [Gérard], acte 1, sc. 2, trad. Didier Sénécal
, p.7, Éd. La Petite Illustration, Novembre 1927)

Auparavant, avec la biologie, si l’information mourait, alors l’organisme mourait. Avec la culture, l’information peut mourir sans faire disparaître l’organisme. Et je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles la culture a pris une place si importante ; vous pouvez y explorer un espace de variantes d’information déterminant les comportements, et vous pouvez aussi développer des règles à partir de comportements sans avoir à détruire les organismes porteurs de ces comportements. C’est donc une manière beaucoup plus efficiente d’évoluer en évaluant l’espace déterminant les comportements – il y a là une sorte de génétique appliquée à la culture.

Christofer Langton (Les « bio-logiques », ou tout ce pourrait être, p.149, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)

Dans la jarre où se préparait à partir des ossements d’animaux abattus le brouet d’os à l’odeur putride dont on badigeonnait le pourtour des yeux, des oreilles, les naseaux et le ventre des chevaux pour les protéger des mouches, des taons et des moustiques, reposent, tout au fond, les os des bras, arrachés dans une tranchée sur un champ de bataille, à un homme qui, avant la Deuxième Guerre mondiale, avait traîné jusqu’à la forêt une statue de Jésus de taille humaine et l’avait jetée par-dessus une cascade.

Josef Winkler (Quand l’heure viendra (Incipit), trad. Bernard Banoun
, p.13, Verdier, 2000)

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