Finir un livre est comme fermer une porte. On n’est jamais certain que le moment soit venu de sortir.
Bernard Pingaud (Mon roman et moi, p.41, Joëlle Losfeld, 2003)
Aussi longtemps qu’on a la conscience d’être un honnête homme, on peut supporter n’importe quelle infortune avec une certaine volupté.
Hermann Sudermann (La Femme en gris, p. 6, trad. Édouard Rod, Perrin, 1895.)
Les femmes sont des créatures fantasques dont la connaissance est toujours imparfaite et la conquête entourée de périls. Pour mieux les voir, il faut fermer les yeux ; pour mieux les entendre, il faut se boucher les oreilles, et pour leur sembler éloquent, il faut être muet.
Jacques Ferron (L’Ogre, p.101, in Théâtre 1, Éd. Typo n°47)
Écrire peut servir à exorciser la peur et la haine ; ça peut être un moyen de surmonter les préjugés et la douleur. Au moins, si tu sais écrire, tu as une chance de t’exprimer… tu peux offrir tes pensées au monde, et même si personne ne les lit ou ne les comprend, elles ne sont plus piégées au fond de toi.
R. J. Ellory (Seul le silence, trad. Fabrice Pointeau, p.91, Livre de Poche n°31494, 2008)
Balzac ! Je ne découvre qu’une faiblesse à ce grand bougre de génie… c’est d’avoir ajouté à son nom une particule qui ne lui appartenait pas…
Edmond Guiraud (Le Bonheur-du-jour in La Petite Illustration, p.13, 19 février 1927)