Après les bons amis, les bons livres m’enchantent.
À toute heure, en tout temps, je tiens entre les mains
Les ouvrages fameux des Grecs et des Romains.
Ô le grand don de Dieu que d’aimer la lecture !
Gédéon Tallemant des Réaux (Épître au père Rapin in Les historiettes, T.6, p. 409, J. Techener, 1865)
La naissante liberté, combattue avec un acharnement cruel par le grand nombre de ceux qui s’engraissaient de la tyrannie, froidement soutenue par le peuple qui, léger par sa nature, et pour ne point avoir goûté la liberté, ne la connaît qu’à peine et n’en sait pas tout le prix.
Vittorio Alfieri (De la Tyrannie, trad. M. Merget, p. 192, Éd. Molini, 1802)
L’homme est entier en chacun de ses souvenirs. C’est pourquoi, comme le dit Montaigne, il marche entier vers son croît et son décroît.
Jérôme Porée (Il y a tant de defauts en la vieillesse, tant d’impuissance (Montaigne), p.35, Éd. Pleins Feux, coll. Variations, n°17, 2005)
Comme si dans ce monde, où tout va de travers,
L’homme n’était jamais faible, aveugle ou pervers.
Charles-Georges Fenouillot de Falbaire (L’Honnête Criminel, acte 4, sc. 3 (D’Olban), 1767)
L’idée même que nous nous faisons de la beauté obéit à la loi du changement. « La mode même et les pays règlent ce que l’on appelle beauté », dit Pascal dans les Passions de l’amour. Il grogne un peu; moi, je constate simplement.
Francis de Miomandre (La Mode, p.34, Éd. Hachette (coll. Notes et Maximes), 1927)