Si les bons préceptes du sage valent une main pour nous conduire au but que nous devons poursuivre, les sages exemples du bon valent une aile.
Wilhelm Müller (Cité dans le Chants populaires du Nord, trad. Xavier Marmier, p. 53, 1842)
Marchandise qui plaît est à demi vendue.
Marc-Antoine Legrand (La Famille extravagante, sc. 14 (Madame Rissolé), 1709)
Tout est en marche, même Dieu, c’est-à-dire la synthèse de l’Univers.
Edmond Thiaudière (La Proie du Néant (Notes d’un pessimiste), p.27, Paul Ollendorff, 1886)
Bossuet à dit : La vertu rend impropre aux affaires.  Regrettons cette triste sentence, qui a servi d’excuse à bien des défaillances. Mais admirons-en l’exactitude. On est porté à demander aux politiques la loyauté, la générosité, la modestie, le désintéressement, l’indépendance. S’ils étaient affligés de ces vertus, ils resteraient chez eux.
Louis Latzarus (La politique, p.9, Librairie Hachette, 1928)
Être poète, c’est aimer
L’idéal rayonnant des choses,
Le soleil, l’amour et les roses,
Tout ce qui naît pour embaumer.
Être poète, c’est comprendre
Ce que le coeur a d’infini ;
Plaindre le pauvre et le banni,
Avoir la main prête à se tendre.
Être poète, c’est souffrir
D’une espérance inassouvie ;
C’est donner mille fois sa vie,
Et pourtant n’en jamais mourir.
Georges Boutelleau (Être poète, dans Les poètes français du XIXe siècle, (C. Fontaine), p.341, 1889)