[…] il existe deux sortes de cécité sur cette terre. Il y a d’abord ceux qui irrémédiablement ont perdu la vue et qui parviennent avec une canne blanche à éviter les obstacles. Ce sont les aveugles de la vue. Et ceux qui ne croient pas, n’utilisent pas la voyance, les sacrifices. Ce sont les aveugles de la vie. Ils entrent de front dans tous les obstacles, tous les malheurs qui empêchent leur destin de se réaliser pleinement.
Ahmadou Kourouma (En attendant le vote des bêtes sauvages, p.59, Éd. du Seuil, 1998)
Le jeu est une espèce de succession ouverte à tout le monde.
Charles-Rivière Dufresny (Amusements sérieux et comiques, p.89, 1705)
« Le peuple, a dit Rivarol, accorde aisément sa faveur, et presque jamais sa confiance. »
Louis Latzarus (La politique, p.12, Librairie Hachette, 1928)
Tu sais, Carine, déclarai-je solennellement, le jour où tu aimeras faire pipi dans l’herbe, tu seras beaucoup plus heureuse.
Anna Gavalda (L’Échappée belle, p.54, Le Dilettante, 2009)
[Il] m’a enseigné deux des choses les plus difficiles de l’existence : d’abord choisir de ne pas se soumettre à la plus grande puissance en ce monde, celle de l’argent, ensuite vivre au milieu de ses semblables sans se faire jamais le moindre ennemi.
Stefan Zweig (Un homme qu’on n’oublie pas, trad. Hélène Denis, p.181 in Wondrak, Livre de Poche n°14057)