On dit qu’il y a quatre Mystères dans l’univers. Le premier est celui de la nature des lois de la physique : une structure qui rayonne à partir d’un point unique, de façon symétrique. Le deuxième est celui de la Vie. D’où vient-elle ? Quelle est son origine ? Le troisième est celui du ceveau : cette matière organique, développée accidentellement et capable de sélectionner une réponse adéquate dans un ensemble exponentiel de possibilités. Et le quatrième mystère, non des moindres, est celui de la structure mathématique du monde : pourquoi et quand apparaît-elle, comment peut-on la modéliser, et comment le cerveau parvient-il à l’élaborer, à partir du chaos dans lequel nous vivons?
Éliette Abécassis (Le Palimpseste d’Archimède, p. 300, Albin Michel, 2013)
C’est terrible la mémoire lorsqu’elle se montre à l’horizon comme une marée en marche.
Anne Hébert (Le temps sauvage, p.71 , Éd. Hurtubise HMH.)
Donc, il est juste et vrai que la séparation du spirituel et du sensuel chez un homme est signe de sa virilité, et la séparation du spirituel et du sensuel chez une femme est signe de sa prostitution. Et il suffirait que toutes les femmes, ensemble, se virilisent, pour que le monde, le monde entier, se transforme en bordel.
M. Aguéev (Roman avec cocaïne, trad. Lydia Chweitzer, p.124, Éd. 10/18 n°2959)
[…] on rencontre plus souvent d’amours anthropophages que d’amours qui donnent la liberté.
Marie de Solemne (La grâce de solitude, p.43, Éd. Dervy, 1998)
Nous sommes tous un grain de sable. Nos actions dépendent de la couleur de la zone où nous nous agitons.
Thierry Crouzet (Le peuple des connecteurs, p.129, Bourin éditeur, 2006)