Une contrebasse, c’est plutôt, comment dire, un embarras qu’un instrument.
Patrick Süskind (La Contrebasse, trad. Bernard Lortholary, p. 32, Livre de Poche n° 7308)
S’introduire comme un rêve dans l’esprit d’une jeune fille est un art, en sortir est un chef-d’uvre.
Sören Kierkegaard (Le Journal du séducteur, trad. F. et O. Prior et M. H. Guignot, p.122, Folio essais 124)
[…] on ne peut demander l’impossible qu’à soi-même, ne serait-ce que par jalousie. Faire son salut implique un mépris auprès duquel l’amour le plus formidable est une bagatelle. L’extrême pointe de ce mépris, de cet amour d’au-delà tout échange, je ne le trouve nulle part ailleurs que chez le Christ.
Georges Perros (Papiers collés 1, p.61, Éd. L’Imaginaire/Gallimard n°176)
Saint Augustin écrivait qu’on trouverait au Paradis un dimanche éternel […]. La vie n’est juste qu’une longue attente jusqu’au week-end.
Pekka Himanen (L’éthique hacker, trad. Claude Leblanc, p.31, Exils Éditeur, 2001)
Mais n’est-ce-pas déjà le limiter injurieusement que d’appeler les échecs un jeu? N’est-ce pas aussi une science, un art, ou quelque chose qui, comme le cercueil de Mahomet entre ciel et terre, est suspendu entre l’un et l’autre, et qui réunit un nombre incroyable de contraires?
Stefan Zweig (Le joueur d’échecs, p.22, Livre de Poche n° 6309)