Citations quotidiennes du 05-01-2025

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Il n’y a que le désert qui guérisse les désespoirs. Parce que le désert, c’est les espaces infinis, le silence des dunes, un ciel dans les nuits émaillé de milliers d’étoiles. Un environnement qui sans faute sauve les grands désespérés. Dans le désert, on pouvait pleurer sans crainte de faire déborder un fleuve.
Ahmadou Kourouma (En attendant le vote des bêtes sauvages, p.144, Éd. du Seuil, 1998)

Le mal que l’on a fait, il ne faut pas l’oublier, il faut le réparer.
Alfred Capus (Notre jeunesse, acte 2, sc.16 (Hélène), in Théâtre complet, Vol. V, p.112, Arthème Fayard, 1910)

Les saints sont ceux qui vivent, éveillés, la beauté et l’amour que les autres n’entrevoient qu’en songe…
Gustave Thibon (L’ignorance étoilée, p.195 Fayard)

Comment peut-on voir cette beauté de l’âme bonne ? Reviens en toi-même et regarde : si tu ne vois pas encore la beauté en toi, fais comme le sculpteur d’une statue qui doit devenir belle ; il enlève une partie, il gratte, il polit, il essuie jusqu’à ce qu’il dégage de belles lignes dans le marbre ; comme lui, enlève le superflu, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre pour le rendre brillant, et ne cesse pas de sculpter ta propre statue, jusqu’à ce que l’éclat divin de la vertu se manifeste, jusqu’à ce que tu voies la tempérance siégeant sur un trône sacré. Es-tu devenu cela ? Est-ce que tu vois cela ? Est-ce que tu as avec toi-même un commerce pur, sans aucun obstacle à ton unification, sans que rien d’autre soit mélangé intérieurement avec toi-même ? Es-tu tout entier une lumière véritable, non pas une lumière de dimension ou de forme mesurables qui peut diminuer ou augmenter indéfiniment de grandeur, mais une lumière absolument sans mesure, parce qu’elle est supérieure à toute mesure et à toute quantité ? Te vois-tu dans cet état ? Tu es alors devenu une vision ; aie confiance en toi ; même en restant ici, tu as monté ; et tu n’as pas plus besoin de guide ; fixe ton regard et vois.

Plotin (Ennéades, I, VI, cité par Dominique Doucet dans Ne cesse pas de sculpter ta propre statue, trad. Émile Bréhier, p.9, Pleins Feux coll. Variations, 2005)

Quiconque voudra s’exhausser,
S’il porte un visage de verre,
Court grand risque de le casser.
Pierre-René Le Monnier (Gros-Colas, p. 88 in Fables, contes et épîtres, Paris, 1773)

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