[…] le dévouement est la plus belle coiffure d’une femme !
Eugène Labiche (Un chapeau de paille d’Italie, p.63, in Théâtre complet I, Calmann-Lévy 1922)
C’est aveuglant de clarté.
Woody Allen (Dieu, Shakespeare… et moi, in Opus 1 et 2, Éd. Solar, trad. Michel Lebrun, p.208)
Développe en toi l’indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.
Marc-Aurèle (Pensées pour moi-même, trad. Frédérique Vervliet, p.125, Éd. Arléa n° 9)
Il y a des gens à qui on n’a aucune raison d’en vouloir, et qui pourtant font éprouver, quand on se sent près d’eux, un sentiment de gêne, de repoussement, qui cesse dès qu’on en est éloigné. On rend alors une entière justice à leurs qualités, à leur mérite; on se reproche sa froideur, et on se promet de la réparer : mais, dès qu’on les revoit, on est tout à coup comme frappé du même repoussement, et il devient impossible de s’abandonner au sentiment qu’on voulait leur témoigner.
Il est hors de doute qu’il y a, dans ceux qui font naître en nous cette sensation, des défauts, des vices, des intentions qui nous sont contraires, dont nous ne nous rendons pas compte, parce qu’ils sont dissimulés avec art, ou. parce que, n’ayant en nous rien qui y soit analogue , nous ne pouvons les bien saisir, mais dont nous sommes avertis par notre instinct, qui, sans que nous nous en apercevions, vient sans cesse au secours de notre faiblesse et de l’imperfection de notre jugement,
Constance de Théis, princesse de Salm-Dyck (Pensées – XCII, Première partie, Ed. Firmin Didot, Paris, 3e édition, 1836)
Dans le jardin du sultan, Zip et Ambroise volèrent autant d’amour qu’ils l’osèrent. Il y eut plusieurs boutons défaits. Des bretelles doucement écartées. Le glissement de la main chaude. Des odeurs d’huile de bain et de savon parfumé, de peau frottée si fort qu’elle cuisait au toucher. Ils se dirent à voix basse de ne pas d’inquiéter.
Charles Scott Richardson (La fin de l’alphabet, trad. Sophie Voillot
, p.114, Alto, 2007)