Il arrive souvent que les gens doués d’une forte et puissante organisation, deviennent les esclaves de leur propre volonté, et agissent contre leurs sentiments vrais, simplement parce que cette volonté a été exprimée. L’orgueil, un orgueil froid et impérieux, […] ne leur permet point de changer de résolution, car ce serait reconnaître qu’ils ont pu se tromper.
Ann S. Stephens (L’Enfant d’adoption, trad. Bénédict-H. Révoil (?), p.270, E. Dentu, 1865.)
La popularité peut suivre ceux qui se hâtent ; la gloire est à ceux qui savent attendre.
Louis Bouilhet (Fragment d’une lettre adressée à M. Frédéric Plessis cité par Gérard Walch dans Anthologie des Poètes Français Contemporains, Delagrave, 1906.)
L’hymen est pour la femme une école un peu rude.
Antoine Desaugiers (L’Hôtel garni, sc. 2 (Madame Sainville), 1814)
[…] Souvent le coeur n’a pas ce qu’il souhaite.
Étienne Vigée (Les aveux difficiles, sc. 14 (Lisette), 1783)
Quand nous allions nous promener. Le soir, le long du fleuve, elle portait le même parfum. Elle était très sage, très intelligente, ma femme. Je ne sais qu’une chose, me disait-elle : un homme peut remarquer cent femmes, en désirer mille autres, mais c’est une odeur qui lui ouvrira les yeux et le coeur.
Charles Scott Richardson (La fin de l’alphabet, trad. Sophie Voillot
, p.91, Alto, 2007)