Moi, je crois que la grammaire, c’est une voie d’accès à la beauté. Quand on parle, quand on lit ou quand on écrit, on sent bien si on a fait une belle phrase ou si on est en train d’en lire une. On est capable de reconnaître une belle tournure ou un beau style. Mais quand on fait de la grammaire, on a accès à une autre dimension de la beauté de la langue. Faire de la grammaire, c’est la décortiquer, regarder comment elle est faite, la voir toute nue, en quelque sorte.
Muriel Barbery (L’élégance du hérisson, p.168, Gallimard, 2006)
[…] la logique pouvait grandement servir à condition d’y entrer et puis d’en sortir.
Umberto Eco (Le nom de la Rose, trad. Jean-Noël Schifano, p.270 Éd. France Loisirs)
Livre de comptes, toise et balance – garde cela pour les temps de disette.
William Blake (Le mariage du Ciel et de l’Enfer, trad. André Gide
, p.21, José Corti, 2003)
Ce sont les petites habitudes plus que les grandes décisions qui construisent un vrai couple.
Nicci French (Feu de glace, trad. Emmanuelle Delanoë-Brun
, p.13, Pocket n°11339)
Chartier : […] Tu n’es pas heureux ? …
Lucien : Je n’ai aucune raison particulière d’être malheureux.
Chartier : Il n’y a pas d’autre définition du bonheur…
Alfred Capus (Notre jeunesse, acte 1, sc.3, in Théâtre complet, Vol. V, p.14, Arthème Fayard, 1910)