Comme les jours s’écoulent! Lorsque nous éprouvons un grand chagrin, il nous semble que le temps s’arrête ou tourne lentement dans des cercles obscurs. Mais les heures, les jours forment une chaîne non interrompue, montent et descendent comme les vagues de la mer, s’engloutissent les unes dans les autres et emportent la nacelle de notre vie loin, – bien loin des îles de la joie, il est vrai, mais loin aussi des écueils de la tristesse.
Fredrika Bremer (Le Foyer Domestique, trad. Mlle. R. du Puget, p.334, Paris, 1862)
Le monde est ridicule, injuste, faux, jaloux.
Nicolas-Thomas Barthe (La Mère jalouse, acte 2, sc. 10 (Madame de Melcour), 1772)
Nos pensées ont un essor que nous ne pouvons suivre ; nos sentiments résident en des profondeurs qui nous sont inaccessibles.
Wilkie Collins (Le Secret, trad. Old Nick, p.177, Éd. Hachette, Paris, 1858)
Entre souverains comme entre particuliers, il n’y a pas de liens plus gênants que ceux qui sont créés par l’identité des intérêts jointe à l’incompatibilité des caractères. Ces liens deviennent des chaînes insupportables qu’on voudrait mais qu’on n’ose pas briser, car on sait qu’en les brisant on se briserait soi-même.
Alexandre, baron de Hübner (Sixte-Quint, tome 2, p.36, trad. ?, A. Franck, Paris, 1870)
Les saintes âmes reprennent la lutte avec amour, comme l’artiste son instrument.
Anne Barratin (2) (Chemin faisant, p.167, Ed. Lemerre, Paris, 1894)