[..] presque tous les enfants sont des poètes, c’est-à-dire qu’ils ont souvent un sens assez profond du mystère; ils sont dans un monde un peu comme des étrangers qui arrivent dans un pays où ils n’avaient jamais mis les pieds, et ils regardent autour d’eux avec beaucoup d’étonnement. Le but de l’éducation est de faire peu à peu disparaître cet étonnement en expliquant à l’enfant le sens de ce qui l’étonne. Et peu à peu il grandit et se sent tout à fait chez lui dans un monde où plus rien ne peut l’étonner. Et c’est ainsi que meurent les poètes.
Julien Green (Mon premier livre en anglais, p.63, in L’apprenti psychiatre, Livre de Poche n° 5006)
Vous me jugez sur mes réponses ?
Si vous croyez que je ne vous juge pas sur vos questions !
Sacha Guitry (Toutes réflexions faites, p.147, in Les femmes et l’amour. Presses Pocket n°2377)
Un homme de talent, c’est une intelligence pénétrante entée sur une volonté efficace.
Jules Payot (La faillite de l’enseignement, p.83, Librairie Félix Alcan, 1937)
Il disait de X., maigre et barbu : « Il a l’air d’un fleuve à sec. »
Henri de Régnier (« Donc », p.33, Ed. du Sagittaire, 1927)
Un miracle, mon ami, c’est un événement qui crée la foi. C’est là le but et la nature des miracles… Ils peuvent sembler tout à fait merveilleux pour les gens qui en sont témoins et être tout à fait simples pour ceux qui les accomplissent. Cela importe peu. S’ils confirment ou créent la foi, ce sont de vrais miracles.
George Bernard Shaw (Sainte Jeanne, trad. Augustin et Henriette Hamon, p.128, Éd. Rombaldi)