Traquer, déchiffrer et organiser tout ce qu’il y a de significatif dans la vie peut la noyer […]
Jonathan Franzen (Préface de Personnages désespérés (Paula Fox), trad. Marie-Hélène Dumas
, p.IX, , Joëlle Losfeld 2004)
Les idées. Quand on en a assez, on les appelle des opinions. Tout le temps qu’on a pensé qu’on y croirait, on leur gardait le beau nom d’idées.
Un homme est prêt à se faire tuer pour une idée. Qu’il résiste à cette tentation, qu’il vive ensuite pour s’apercevoir que c’était à peine une conviction, le voilà sauvé. Sauvé de la mort, et sauvé de l’idée.
Francis de Miomandre (La Mode, p.35, Éd. Hachette (coll. Notes et Maximes), 1927)
La réalité ne peut pas être inférieure à nos plus hautes pensées.
Gabriel Marcel (La chapelle ardente, p.218, Éd. La table ronde)
Mais les conjurations, lors même qu’elles réussissent, ont le plus souvent de très funestes conséquences, parce qu’elles se font presque toujours contre le tyran et non contre la tyrannie ; d’où il arrive que, pour venger une injure privée, on multiplie sans utilité les malheureux, soit que le tyran échappe aux dangers, soit qu’un autre lui succède : on finit de toute manière par multiplier, par cette vengeance personnelle, les moyens de la tyrannie et les calamités publiques.
Vittorio Alfieri (De la Tyrannie, trad. M. Merget, p. 173, Éd. Molini, 1802)
Il y a une espèce de stupidité qui suit de près une grande érudition.
Bonaventure d’Argonne (Maximes et Réflexions de Monsieur de Moncade, p.97, in Moralistes du XVIIe siècle, Bouquins, 1992)