La sincérité […] n’a jamais été un argument pour la vérité.
Alain Lagarde (Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point (Pascal), p.26, Éd. Pleins Feux, coll. Variations n°7, 2002)
Une libellule
la main d’un enfant resserre son vol
la convainc même de rester
Matthieu Gosztola (Sur la musicalité du vide 2, p.36, Atelier de l’Agneau, 2003)
Tout fait musique dans le livre, pour peu qu’on ait l’oreille : le dos d’un volume cousu émet, quand on l’ouvre, d’imperceptibles pétillances, celui d’un vieux livre de poche un sinistre craquement qui amorce l’effeuillage ; le grain du papier feule et la couverture vibre sous les doigts de l’impatient. Mais le plus beau des bruits est celui des pages non massicotées que l’on coupe.
Annie François (Bouquiner, p.52, Ed. du Seuil, 2000)
[…] le ciel est sans fin et […] il n’y a pas de mots.
Hubert Mingarelli (Quatre soldats, p.202, Points/Seuil, n°P1216)
[…] rien de grand n’a été accompli sans lui [l’enthousiasme] dans le monde.
Emmanuel Kant (Essai sur les maladies de la tête, Garnier-Flammarion, n° 571 p. 66)