Depuis que l’homme est homme, malgré la faim, le froid, la jalousie, la canicule, l’argent, la misère, la maladie, la guerre, le deuil, la conscience de la mort, il fait du beau. Il peint, il chante, il compose, il écrit, il sculpte, il joue la comédie… Envers et contre tout.
Mikaël Ollivier (Celui qui n’aimait pas lire, p.110, De La Martinière, 2004)
…. Les amants sont bien fous !
Tranquilles sans raison, désespérés sans cesse,
Dans un juste équilibre aucun ne se repose ;
Et le sang froid souvent les conseille bien mieux
Que cet amour qu’on peint un bandeau sur les yeux.
Charles Palissot (les Philosophes, acte 1, sc. 2. (Marton), 1760)
[Elle] possédait l’éloquence des injures.
Shan Sa (La joueuse de go, p.55, Folio n°3805)
Quand nous allions nous promener. Le soir, le long du fleuve, elle portait le même parfum. Elle était très sage, très intelligente, ma femme. Je ne sais qu’une chose, me disait-elle : un homme peut remarquer cent femmes, en désirer mille autres, mais c’est une odeur qui lui ouvrira les yeux et le coeur.
Charles Scott Richardson (La fin de l’alphabet, trad. Sophie Voillot
, p.91, Alto, 2007)
Le mieux que nous ayons à faire c’est de rêver d’un monde meilleur. Le malheur de l’homme, c’est d’avoir trop souvent rêvé d’un monde parfait.
Franz Bartlelt (Petit éloge de la vie de tous les jours, p.28, Folio n°4954, 2009)