Il y a des êtres qui, de dos, nous promettent un secret. Leur nuque, leurs reins, leurs omoplates ont tellement de présence qu’ils nous remplissent d’appréhension. Lorsqu’ils se retournent, ils nous font vivre un coup de théâtre, avec ses risques : risque que nous soyons enthousiasmés, risque que nous soyons déçus.
Eric-Emmanuel Schmitt (Lorsque j’étais une oeuvre d’art, p.130, Albin Michel, 2002)
[…] cette femme remarquable, qui avait la grande qualité de n’avoir pas toujours raison.
Pierre Billon (L’enfant du Cinquième Nord, Québec Loisirs )
[…] il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre penseuse ; il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la paresse mille et une fois plus nobles et plus sacrés que les phtisiques Droits de l’homme, concoctés par les avocats métaphysiciens de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit.
Paul Lafargue (Le droit à la paresse, p.28, Mille et une nuits, n°30)
Qu’importe d’être fat ou de ne l’être pas? On croit toujours ne le pas être.
Jacques de (dit chevalier d’Aceuilly) Cailly (Poésie dans Voyage de Messieurs Bachaumont et la Chapelle, p. 120, 1708)
C’est fou le nombre d’heures où il y a quelque chose à faire et le nombre de choses à faire qui ne se font qu’à une certaine heure.
Franz Bartlelt (Petit éloge de la vie de tous les jours, p.15, Folio n°4954, 2009)