[…] tel est bien le caractère étrange de la nature humaine que de s’adapter partout très vite et de se sentir chez soi même dans l’éphémère, comme si là était son bon droit.
Stefan Zweig (Un mariage à Lyon, trad. Hélène Denis, p.55, in Un mariage à Lyon, Livre de Poche n° 13893)
La mort n’est mauvaise que pour ceux qui ont attendu le bonheur toute leur vie et pour qui il n’est jamais venu. On doit éprouver alors la sensation de quelqu’un qui quitterait, affamé, une table bien servie.
Hermann Sudermann (La Femme en gris, p. 136, trad. Édouard Rod, Perrin, 1895.)
[…] il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre penseuse ; il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la paresse mille et une fois plus nobles et plus sacrés que les phtisiques Droits de l’homme, concoctés par les avocats métaphysiciens de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit.
Paul Lafargue (Le droit à la paresse, p.28, Mille et une nuits, n°30)
L’amour que Dieu protège est encore l’innocence.
Alexandre Soumet (Saül, acte 2, sc. 1 (Jonathas), 1822)
Il est facile de louer, comme de blâmer, à contretemps; mais dans l’un et l’autre cas, c’est montrer un mauvais caractère.
Démocrite (Les penseurs grecs avant Socrate, trad. Jean Voilquin, p.181, Garnier-Flammarion n° 31)