On peut considérer les mathématiques comme une sorte de catalogue de tous les motifs (pattern) possibles. Certains de ces motifs sont des nombres, d’autres sont des formes, etc. En ce sens, il est inévitable que le monde soit décrit par les mathématiques. Il faut qu’il y ait un motif dans le monde pour que nous puissions exister. Mais le grand mystère est de savoir pourquoi des motifs si simples sont-ils si utiles et si puissants ? Pourquoi autant d’information sur le monde peut-elle être aussi drastiquement compressée en de si petites formules mathématiques ?
John Barrow (De la science des limites et des limites de la science, p.309, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)
Ne dis en sa présence ni tout le mal que tu penses des femmes, ni tout le bien que tu penses de quelques-unes.
Jean Rostand (Le mariage, p.61, Hachette, coll. Notes et maximes (orig. 1927), 1964)
[…] un grain de poussière ne souille pas une fleur.
Rabindranath Tagore (À quatre voix, trad. Madeleine Rolland, p.102, Éd. Rombaldi , 1961)
La beauté naît du regard de l’homme. Mais le regard de l’homme naît de la nature.
Hubert Reeves (L’Espace prend la forme de mon regard, p. 51, Éditions l’Essentiel, 1995)
Oui, si les boeufs et les chevaux et les lions avaient des mains et pouvaient, avec leurs mains, peindre et produire des oeuvres comme les hommes, les chevaux peindraient des figures de dieux pareilles à des chevaux, et les boeufs pareilles à des boeufs, bref des images analogues à celles de toutes les espèces animales.
Xénophane (Les penseurs grecs avant Socrate, trad. Jean Voilquin, p.64 Garnier-Flammarion n° 31)