La création n’est pas un acte intellectuel; c’est un processus émotionnel – quelque chose d’affectif et d’instinctif.
Albert Higon (Le jour des Voies, p.163, Éd. J’ai Lu n° 761)
[…] Le recul, toujours notre meilleur et plus cruel conseiller.
R. J. Ellory (Seul le silence, trad. Fabrice Pointeau, p.168, Livre de Poche n°31494, 2008)
La grande fatigue de l’existence humaine n’est peut-être en somme que cet énorme mal qu’on se donne pour demeurer vingt ans, quarante ans, davantage, raisonnable, pour ne pas être simplement, profondément soi-même, c’est-à-dire immonde, atroce, absurde. Cauchemar d’avoir à présenter toujours comme un petit idéal universel, surhomme du matin au soir, le sous-homme claudicant qu’on nous a donné.
Louis-Ferdinand Céline (Voyage au bout de la nuit, p.418, Folio n°28)
En les imaginant en train de se bidonner, je n’ai pu me retenir de rire tout seul. Ah ! Ah ! Ah ! C’est exactement ce son-là que j’ai émis, assis à la table de ma cuisine : Ah ! Ah ! Ah !, comme si j’avais appris à rire dans un livre.
Raymond Carver (L’éléphant, in Les trois roses jaunes, Folio n° 2138, trad. François Lasquin, p.124)
Il n’arrive jamais rien d’inédit dans la vie.
Horace McCoy (On achève bien les chevaux, trad. Marcel Duhamel, p.83, Folio n°962)