Si nous admettons que rien de nous n’existe en soi, ni physiquement ni spirituellement, que personne ne peut se définir autrement qu’en relation avec l’extérieur et que nous sommes l’ensemble de toutes nos relations avec les autres et le monde, il devient évident que si nous abîmons nos relations, nous nous abîmons nous-mêmes… Donc, nous n’avons pas le choix : toute action négative par rapport à ce que nous considérons ordinairement comme extérieur à nous-mêmes nous abîme, non pas par contrecoup mais immédiatement parce que… c’est nous ! Nous sommes auto-constitués par nos relations avec l’extérieur. Ce n’est pas de la morale, c’est un fait brut.
Laurent Nottale (L’espace-temps fractal, p.340, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)
Quand on n’a plus d’enfants, un coin suffit pour mourir.
Émile Zola (L’inondation, p.93, Librio n°42)
Recevoir, c’est prendre le risque d’être dépouillé, accepter de tout perdre.
Bernard Tirtiaux (Le puisatier des abîmes, p.279, Folio n°3357)
C’est facile d’être bonne, et souriante, et douce. Quand on est belle et riche ! Mais être bonne quand on est une bonne !
Jean Genet (Les bonnes, p.41, Folio n°1060)
Près du trône on a vu s’asseoir la calomnie.
Pierre-Nicolas ANDRÉ, dit Murville (Abdélazis et Zuléima, acte 3, sc. 6 (Zuléima), 1791)