Citations quotidiennes du 09-05-2024

Ajouter un commentaire

Celui qui veut à toute force se rendre libre a beaucoup à souffrir et à se battre. Mais si un jour il arrive à jeter bas les murs de son cachot, puis à déboucher en pleine lumière, il lui est donné d’accéder à une certaine connaissance, et en lui, la peur, la haine de soi, l’angoisse et la culpabilité cèdent la place à une paix, une force, une foi en la vie qui feront que son cercle ira toujours grandissant. Alors sa main dont les doigts étaient comme des serres toujours prêtes à étouffer leur proie, sa main se décrispe, s’ouvre, et il comprend qu’elle ne servira plus désormais qu’à la caresse et l’offrande.

Charles Juliet (Dans la lumière des saisons, p.44, P.O.L, 1991)

Je ne vois d’indigents que les sots vertueux.
Il faut un front d’airain pour devenir heureux…
Joseph de Lafont (Les Trois Frères rivaux, sc. 5 (Merlin), 1713)

Il faut s’accommoder à la portée de ceux avec qui l’on est et prendre en quelque façon le point et le degré de leur esprit. On doit bien se garder d’affecter de vouloir toujours être le maître de la conversation. On se rend agréable quand on écoute volontiers et sans jalousie et qu’on laisse avoir de l’esprit aux autres.

Damien Mitton (Pensées sur l’honnêteté, p.89, in Moralistes du XVIIe siècle, Bouquins, 1992)

Assise sur une balançoire
victime de la Bombe
la petite fille morte

Shigeru Takashima (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.192, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)

Il faut être dressé non pas à parler, mais à avoir quelque chose de sérieux et d’utile à dire : le véritable talent est le talent d’agir et Carlyle a raison : « Ne sois pas un orateur ! » car les gens éloquents sont faits pour entretenir la confusion dans les esprits.

Jules Payot (La faillite de l’enseignement, p.111, Librairie Félix Alcan, 1937)

Laisser une réponse