Citations quotidiennes du 26-11-2024

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Le français était, pour lui [Saint François d’Assise -GGJ] la langue de la poésie, la langue de la religion, la langue de ses meilleurs souvenirs et de ses heures les plus solennelles, la langue où il recourait lorsque son coeur était trop plein pour pouvoir s’exprimer dans son langage natal, vulgarisé, pour lui, par l’usage quotidien; c’était, essentiellement, la langue maternelle de son âme. Toutes les fois qu’il parlait en français, ceux qui le connaissaient savaient qu’il se sentait heureux.
Johannes Joergensen (Saint François d’Assise, sa vie, son oeuvre, p.43, trad. Teodor de Wyzewa, Paris, 1911)

Être curieux, vouloir comprendre la nature et les hommes, découvrir les arts, devrait être la tendance de tout esprit. Mais, si cela était, avec l’organisation actuelle du travail, le monde s’arrêterait de tourner, simplement parce que cela prend du temps et développe l’esprit critique. Plus personne ne travaillerait.

Martin Page (Comment je suis devenu stupide, p.82, Le Dilettante, 2001)

Dans la fortune la plus humble, on peut trouver le bonheur et le plaisir qui ne dépendent point des circonstances, mais de la façon de penser.
Oliver Goldsmith (Le Vicaire de Wakefield, p.24, Roe Lockwood & Son, 1857)

L’expérience prouve que les livres les plus sérieux se réduisent, quand on les analyse, à quelques citations de quelques phrases.
Edmond Lablénie (Montaigne auteur de maximes (Au lecteur), p.5, Société d’édition d’enseignement supérieur, 1968)

[Le poète] est humain et veut partager ce qu’il comprend à la vie. Retenir ce qu’il y découvre de précieux. Illuminer ce qu’il y trouve d’odieux. Propager ce qu’il y voit de miraculeux. Dénoncer ce qu’il y remarque d’injuste.

Mikaël Ollivier (Celui qui n’aimait pas lire, p.49, De La Martinière, 2004)

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