En début d’après-midi, elle va dans la cour arrière prendre place dans les balançoires, occupées par des dames comme elle, âgées, seules, qui habitent des petits logis tout blancs, toujours propres et silencieux. Ensemble, à l’ombre, elles bercent tranquillement leur vie qui s’achève. Leur vieillesse prend une pause.
Céline Cyr (Les dames des balançoires, p.44, in Virages n°39, 2007)
[…] apprendre une bonne nouvelle n’est jamais perdre son temps.
Sophocle (Les Trachiniennes, trad. Robert Pignarre, p.189, in Théâtre complet, Garnier-Flammarion, #18)
Ceux qui ont une bouche quand ils l’ouvrent ne parlent que d’eux-mêmes. Moi, moi, moi. Le plus important c’est toujours moi. Mais aux échecs, on n’a pas besoin de soi, tu sais. Ce qui apparaît sur un échiquier est impossible à expliquer avec des mots humains. Se raconter avec sa bouche stupide, c’est comme si on gribouillait dessus.
Yoko Ogawa (Le Petit Joueur d’échecs, trad. Martin Vergne, p.266, Actes Sud/Leméac, 2013)
Écoute beaucoup, et ne parle qu’à propos.
Bias (de Priène) (Moralistes anciens, p.532, choix de Louis Aimé-Martin, Lefèvre et Chapentier, Paris, 1844)
optimiste. – Équivalent d’imbécile.
Gustave Flaubert (Dictionnaire des idées reçues, p.70, Librio n°175)