Celui qui peut impunément exercer son despotisme sur tous, et qui ne peut être impunément arrêté par qui que ce soit dans l’exercice de ce pouvoir, doit, par nécessité, inspirer à tous la plus grande crainte, et par conséquent, la haine la plus violente.
Vittorio Alfieri (De la Tyrannie, trad. M. Merget, p. 148, Éd. Molini, 1802)
Un roi, quoi qu’un sujet ait fait pour l’outrager,
Doit savoir le punir, mais non pas se venger.
Joseph-François Duché (Absalon, acte 3, sc. 7 (David), 1702)
Le propre du grognement est d’être peu explicite.
Jacques Lemarchand (Préface du Théâtre complet de Eugène Ionesco, p.9, in Théâtre I, Gallimard NRF 1954)
Il y a des hargneux dans les parlements d’Angleterre qu’on peut comparer à ces dogues qui aboient sans cesse à la porte de la cour dans la seule vue d’y entrer.
Alexander Pope (Maximes et réflexions morales, trad. Jean de Serré de Rieux / Graphie moderne G. Jobin
, p.30, Impr. G. Smith, Londres, 1739)
Les flammes de l’amour sont tyranniques, c’est chose certaine ; en fermant les portes, elles s’échappent par les fenêtres ; quand la bouche les garde, elles sortent par les yeux.
Tirso de Molina (Le Timide du Palais, acte 2, sc. 3 [Dona Madeleine] in Les chefs-d’oeuvre du théâtre espagnol ancien et moderne, tome 1, p. 396, trad. Clément Rochel, Garnier-Frères, 1900)