LIOUDMILLA : Toutes les personnes intelligentes sont désagréables !
VASSA : Vraiment ? Et moi, à ton avis, je suis une imbécile ?
LIOUDMILLA : Toi, tu n’es ni une imbécile, ni une personne intelligente, tu es simplement une femme.
Maxime Gorki (Vassa Geleznova (Seconde version), trad. Arthur Adamov, p.62, L’arche 1958 n° 16)
On a trouvé en ce [17e] siècle les télescopes, les microscopes et les trompettes parlantes pour augmenter notre vue et notre ouïe. Si l’on continue ainsi à augmenter nos sens, l’homme à la fin deviendra immense par machine.
Bonaventure d’Argonne (Maximes et Réflexions de Monsieur de Moncade, p.97, in Moralistes du XVIIe siècle, Bouquins, 1992)
Le coeur n’a aucun amour-propre. Oh pourrait souvent lui en souhaiter un peu.
Anne Barratin (3) (De toutes les Paroisses, p.35, Ed. Lemerre, Paris, 1913)
Ah! loin d’appesantir cette chaîne importune,
Dont souvent les bienfaits accablent l’infortune,
Au moins dans le malheur respectons sa fierté,
Et laissons à son coeur toute sa liberté.
Jean-François Marmontel (Les Héraclides, acte 2, sc. 6 (Sténélus), 1752)
Les soupirs sont comme les éclairs : ils annoncent la pluie.
Carlo Goldoni (Arlequin valet de deux maîtres, trad. Michel Arnaud, p.86, Éd. L’Arche)