Pourquoi ne meurt-on pas de bonheur ?
Ion Luca Caragiale (Une nuit orageuse, trad. Simone Roland et Valentin Lipatti, p.71 in Oeuvres, Méridiens – Éditions, 1962)
Le beau […] nous plaît par un sentiment naturel, par une délicatesse d’instinct, départie à l’homme seul, à la connaissance qu’il a de plus que toutes les autres espèces d’animaux, de ce qui est beau, gracieux et régulier. Il en résulte que l’amour du beau est, dans les arts comme dans la vie, ce qui distingue l’homme civilisé, perfectionné par la société, des sauvages et des esprits incultes.
Christophe-Martin Wieland (De l’alliance du beau et de l’utile in Mélanges littéraires, politiques et morceaux inédits, p.65, trad. A. Loève-Veimars et Saint-Maurice, éd. Vernarel et Tenon, Paris, 1824)
La moindre phrase un peu sincère est un réquisitoire aveugle, plein d’incompréhension et d’injustice, simplificateur à l’extrême.
Roland Jaccard (Une fille pour l’été, p.69, Éd. Zulma, 2000)
[Le doute] est clairement ami ! Je ne peux pas m’imaginer vivre sans lui.
D’ailleurs, il plus qu’un ami : le doute, c’est moi…
Marc Lachièze-Rey (Le mal d’incertitude (Marie de Solemne), p.92, Éd. Dervy, 2002)
Devant l’éclair –
sublime est celui
qui ne sait rien !
Matsuo Bashô (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.80, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)