Le plus souvent, la sortie se trouve là où était l’entrée.
Stanislaw Jerzy Lec (Nouvelles pensées échevelées, trad. André et Zofia Kozimor, p.63, Rivages poche n°306)
Du » ne pas encore » au » ne plus « , tel serait le parcours de ce qu’on nomme l’écrivain, non seulement son temps toujours suspendu, mais ce qui le fait être par un devenir d’interruption.
Maurice Blanchot (Après coup, p.86, Éd. de Minuit, 1983)
L’Ecclésiaste, 1.9 : « Ce qui a été, c’est ce qui sera/Ce qui s’est fait c’est ce qui se fera : rien de nouveau sous le soleil ! ». Cf. Jean de la Bruyère, Les Caractères (1688) « Nous arrivons trop tard pour dire quoi que ce soit qui n’ait déjà été dit ». La Bruyère a probablement volé ces vers à L’Anatomie de la mélancolie de Richard Burton (1621) : « Nous ne pouvons rien dire sinon ce qui l’a été. » Burton a probablement volé ces verts à l’Eunuque de Terence (161 avant J.-C.).
Anne Fadiman (Ex-libris, trad. Catherine Pierre
, p.131 (Note de bas de page), Mille et une nuits, 2004)
[…] si vous posez une question au livre que vous lisez, vous en serez quittes pour chercher en vous-mêmes la réponse. Sous ce rapport, un livre est comme la nature. Lorsque vous lui parlez, il ne peut répondre que dans la mesure où vous pouvez vous-même réfléchir et analyser ce qu’expriment les mots.
Mortimer J. Adler (Comment lire les grands auteurs, trad. Louis-Alexandre Bélisle
, p.62, Le Club des Grands Auteurs, 1964)
La médiocrité, mère du bon esprit,
Vaut mieux que la richesse, hélas! qui nous égare.
Bernard-Joseph Saurin (Béverlei, acte 2, sc. 1 (Béverlei), 1768)