Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d’horreur, la mort, n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc, la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu’elle n’a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus.
Epicure (Lettre à Ménécée, trad. Octave Hamelin et Jean Salem, p.12, Librio n°363)
[…] entre » livre » et » vivre « , […] il n’y a que la chiquenaude d’une consonne perdue.
Raphaël Sorin (Postface de Sur la lecture de Proust, p.71, Éd. Mille et une nuits, 1994)
on peut être étourdi, léger, inconséquent,
Et brave en même temps.
Marc-Antoine-Jacques Rochon de Chabannes (Le Jaloux, acte 5, sc. 4 (Le Chevalier), 1784)
Tout à coup elle comprenait ce qu’elle avait appris en venant ici, à Onitsha, et qu’elle n’aurait jamais pu apprendre ailleurs. La lenteur, c’était cela, un mouvement très long et régulier, pareil à l’eau du fleuve qui coulait vers la mer, pareil aux nuages, à la touffeur des après-midi, quand la lumière emplissait la maison et que les toits de tôle étaient comme la paroi d’un four.
Jean-Marie G. Le Clézio (Onitsha, p.167, Folio, n° 2472)
[…] mourir, c’est une besogne.
Yves Thériault (Le Marcheur, p.46, Éd. SYT)