L’homme, c’est ce qui tend à surmonter.
La connaissance : ce n’est point la possession de la vérité, mais d’un langage cohérent.
La béatitude, c’est la possession du concept souverain, l’accession à un point de vue qui unifie l’univers. Je ne sais rien de plus sur l’univers en soi. Mais il n’est plus de litige entre l’univers et moi.
Antoine de Saint-Exupéry (Carnets, p.113, Gallimard/nrf, 1953)
[…] il n’y a pas de limites aux absurdités dont notre tête peut nous convaincre […].
Halldor Laxness (Le paradis retrouvé, trad. René Hilleret, p.139, Gallimart/L’Imaginaire n°236)
C’est doubler son argent que le bien employer.
Jean-Louis Laya (L’Ami des lois, acte 2, sc. 1 (Forlis), 1793)
Adieu –
au-delà du brouillard
un brouillard plus profond
Takajo Mitsuhashi (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.124, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)
Le point de départ de l’homme c’est l’ignorance et l’inexpérience; plus nous remontons la chaîne des temps, plus nous le rencontrons dépourvu de cette lumière propre à guider ses choix et qui ne s’acquiert que par un de ces moyens: la réflexion ou l’expérimentation.
Frédéric Bastiat (Harmonies économique, p. 602, in Oeuvres complètes, t. 6, Paris, 1864.)