Citations quotidiennes du 02-08-2020

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Cesse-t-on d’aimer parce qu’on voit les défauts, ou voit-on les défauts parce qu’on cesse d’aimer ?
Paul Brulat (Pensées, p.50, E. Figuière éd., 1919)

Quoi ! de quelque côté que je tourne ma vue,
La foi de tous les coeurs est pour moi disparue ?
Tout m’abandonne ailleurs ? Tout me trahit ici ?
Jean Racine (Mithridate, p.105 in Théâtre 2, Garnier-Flammarion, n° 37)

On est là comme
sur les arbres
les feuilles
d’automne.

Giuseppe Ungaretti (Vie d’un homme, [Soldats] p.102, nrf/Poésie/Éditions de Minuit-Gallimard, 1998)

[…] la mémétique accueille des chercheurs venus de nombreux horizons, avec ou sans spécialité. Tous tentent d’apporter des réponses à la question suivante : Comment l’homme est-il devenu l’homme, tandis que se développait autour de lui, pour lui, en lui et sur une infime pellicule à la surface de la planète, cet ensemble complexe de rites, de mots, d’objets, de croyances et de structures que nous appelons « le monde », qui contient tout ce que nous connaissons sur tout, tous les noms que nous avons donnés aux choses, et qui vit en nous autant que nous vivons en lui ?

Pascal Jouxtel (Comment les systèmes pondent, p.177, Éd. Le Pommier, 2005)

En effet, que sont nos contemporains, sinon la conséquence d’une façon de comprendre et d’aimer de quelqu’un déjà perdu dans la nuit des temps ?
Clarice Lispector (Le bâtisseur de ruines, trad. Violante Do Canto, p.212, Éd. Gallimard/L’Imaginaire n°424)

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