À la campagne l’esprit ne peut jamais s’épanouir, seulement à la ville, mais aujourd’hui les gens fuient la ville pour la campagne, parce qu’au fond ils tiennent trop à leurs aises pour faire usage de leur tête, qui est, naturellement, radicalement mise à l’épreuve à la ville […]
Thomas Bernhard (Le neveu de Wittgenstein, trad. Jean-Claude Hémery, p.103, Folio n°2323)
Lucie trompe son époux pour se livrer à moi; ange adorable !
Mais elle me quitte pour un autre; infâme créature !
Alfred Bougeard (Pailles et poutres, cité dans Journal Amusant, 24 mars 1877, n° 1073)
Veux-tu régner en sûreté ? Ne te fais pas entourer de satellites armés de fer : n’aie d’autre garde que l’amour de tes sujets.
Périandre (Moralistes anciens, p.534, choix de Louis Aimé-Martin, Lefèvre et Chapentier, Paris, 1844)
[…] Rien, entre deux coeurs, n’est froid comme l’argent.
Hégésippe Moreau (Oeuvres complètes, p.81, A. Lemerre, 1890)
Nous calculons, mais nous sommes conduits à nous poser la question : que signifie calculer par rapport à la réalité du monde ?
Yves Pomeau (Histoires de chaos, p.249, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)