La naissance n’est rien où la vertu n’est pas.
Thomas Corneille (le Festin de Pierre, acte 4, sc. 2 (Don Louis), 1677)
Il y a un art de se faire aimer de la chance, comme il en est un de se faire aimer d’une femme. La fortune est femme, dit-on… Il faut la flatter, l’entourer d’égards, la solliciter habillement sans en avoir trop l’air, patienter avec ses coquetteries, accepter ses mensonges, savoir l’amuser, éveiller en elle un désir, puis, l’instant venu, la brusquer. Et si elle se dérobe encore, ne pas insister : le coup est manqué.
Étienne Rey (La Chance, p.57, Libairie Hachette (Coll. Notes et Maximes), 1928)
On n’a rien compris à la maladie, tant qu’on n’a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l’amour : ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d’un tempérament et d’un mal.
Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien, p.269, Folio n°921)
Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du coeur des hommes…
Maurice Maeterlinck (Pelléas et Mélisande, p.52, Éd. Fasquelle)
[…] plus encore que la beauté, la certitude de la beauté.
Michèle Desbordes (La demande, p.32, Folio n°3484)