[…] Platon qui, comme tous les philosophes, écrit moins pour être admiré que pour être compris et même moins pour être compris que pour faire penser.
Émile Faguet (L’art de lire, éd Armand Colin, p. 17)
Il n’est pas rare de voir une femme d’esprit se laisser captiver par un sot.
François-Simon Defay-Boutheroue (Les Loisirs d’un Observateur, in L’académie de Sainte-Croix d’Orléans : lectures et mémoires, T.2, p.128, 1872.)
L’esprit est le côté partiel de l’homme ; le coeur est tout.
Antoine de Rivarol (Maximes, pensées et paradoxes, p.13, Le Livre Club du Libraire, 1962)
Si l’on habite près d’une gare, cela change complètement la vie. On a l’impression d’être de passage. Rien n’est jamais définitif. Un jour ou l’autre, on monte dans un train.
Patrick Modiano (La Petite Bijou, p.81, Folio, n°3766)
[…] affirmer une existence, ce n’est pas simplement en déclarer la possibilité, c’est l’identifier par des caractères qui la distinguent réellement de ce qui n’est pas.
Alain Lagarde (Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point (Pascal), p.22, Éd. Pleins Feux, coll. Variations n°7, 2002)