Ajourner l’effet d’une bonne résolution, c’est y renoncer ; car si au moment où on la prend la force manque pour l’exister, moins encore l’aura-t-on plus tard.
É. Gérusez (Cité dans le Magasin Pittoresque, p. 59, Paris, 1867. )
Dans cette société du théâtre des apparences, le paraître prime sur l’être. Chacun le sait, mais tout le monde y cède. La débauche de communication masque l’ignorance, l’incompétence ou le manque de pouvoir. On donne l’illusion de traiter des choses. Mais la désillusion est totale, et le discrédit des politiques s’accroît.
Nicolas Hulot (L’An I de l »ère écologique et dialogue avec Nicolas Hulot, p.113, Tallandier, 2007)
[…] l’amour n’a aucun remède à offrir.
Maryse Condé (No woman no cry, p.60, Le Serpent à Plumes, n°13)
Au long de la rivière
je n’ai vu aucun pont –
ce jour est sans fin
Masaoka Shiki (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.29, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)
Maintenant elle dit qu’ils auraient dû courir vers un endroit où ils. Sans tarder. Auraient pu se mettre nus l’un contre l’autre. Se serrer se blottir se mêler. Maintenant elle dit, On aurait eu au moins ça. Avoir eu. Rêveuse elle répète. Avoir eu, pourquoi est-ce encore précieux quand on n’a plus ?
Annie Saumont (Je suis pas un camion, p.118, Pocket n°10952)