[…] Le conseil d’un fou parfois peut être utile.
Casimir Delavigne (L’École des Vieillards, acte 4, sc. 3 (Le Duc), 1823)
Celui qui a une bonne mémoire a plus de facilités pour oublier beaucoup de choses.
Stanislaw Jerzy Lec (Nouvelles pensées échevelées, trad. André et Zofia Kozimor, p.37, Rivages poche n°306)
De me trouver tout seul en présence d’une seule femme me déconcerte beaucoup plus que d’en affronter deux. Une femme, c’est un monde. Mais une femme plus une femme, ce n’est qu’une paire…
Jacques Audiberti (La fête noire, p.19, in Théâtre 2, Gallimard/nrf 1980)
Avec le recul, je me rends compte du privilège de ces moments [d’ennui] où l’on sent presque pousser ses os. On mesure, dans la lenteur du rêve et l’épaisseur du silence, la densité du temps qui s’écoule. Les heures d’ennui de l’enfance sont les jardins du temps, bêchés d’exaspérations, labourés d’éternités ralenties, hantés par de futurs lointains…
Hélène Grimaud (Variations sauvages, p.28, Pocket n°12304)
-J’en ai plein le dos, moi, de ses taxes, commenta le vieux.
-Des morsures de rien du tout. Les gouvernements vivent des coups de dents qu’ils donnent aux citoyens.
Luis Sepulveda (Le vieux qui lisait des romans d’amour, trad. François Maspero, p.32, coll. Points p-70 )