[Poète], sois fidèle à la chambre d’étude;
Prends-y, sur chaque jour, d’une stricte habitude,
Un temps pour la pensée et pour la solitude.
Fais-en le port caché, l’abri sûr et charmant
Où, dans la paix du cloître et le recueillement,
Tu puisses te trouver toi-même à tout moment.
Laisse à ses vanités l’oisif qui te réclame,
Qui, sans même savoir se chauffer à ta flamme,
Pour dorer son néant ferait brûler ton âme.
N’ouvre qu’à peu d’amis ton coeur et ta maison,
Car ils sont rares, ceux qui, sans autre raison,
Te cherchent pour toi-même et dans toute saison.
Auguste Dorchain (Préceptes Idans Revue des deux mondes, T.119, p.647, Paris, 1893)
Nul ne peut ici-bas trahir son habitude.
Étienne Gosse (Fables, Le Procès d’Ésope, p. 159, Paris, 1818)
En industrie, le principe n’est utilisé que dans l’expression : « J’ai pour principe » où l’essentiel est dans « J’ai ».
Auguste Detoeuf (Propos de O.L. Barenton, confiseur, p.87, Éd. du Tambourinaire, 1962)
[…] il est né déboussolé.
Antonio Lobo Antunes (Explication des oiseaux, trad. Geneviève Leibrich, p.39, coll. Points n° P612)
On dénonce l’inégal avancement de la science et de la moralité. C’est que la science a nos passions pour complices ; et la morale, pour antagonistes.
Lucien Arréat (Réflexions et maximes, p.53, Félix Alcan, 1911)