Les livres ont leur destinée.
Terentianus Maurus (De litteris, syllabis, pedibus et metris, cap II, 1286 cité par Amiel dans son « Journal Intime » d’octobre 1879)
Ainsi va le monde ! Ceux qui recouvrent leurs crimes sous la pourpre, regarderont toujours avec un mépris certain ceux qui n’ont pour dissimuler les leurs que les haillons de la misère, car à travers ces haillons le monde les voit ce qu’ils sont, odieux, grossiers et repoussants.
Ann S. Stephens (L’Enfant d’adoption, trad. Bénédict-H. Révoil (?), p.42, E. Dentu, 1865.)
Enseigner la vie sans la vivre était le crime de l’ignorance la plus détestable.
Albert Cossery (Mendiants et orgueilleux, p.25, Éd. Joëlle Losfeld, coll. Arcane, 1993)
Qu’importe d’être fat ou de ne l’être pas? On croit toujours ne le pas être.
Jacques de (dit chevalier d’Aceuilly) Cailly (Poésie dans Voyage de Messieurs Bachaumont et la Chapelle, p. 120, 1708)
Cet enfant est, en effet, très supérieur aux autres; mais que deviendra cette intelligence mal tournée ? C’est la façon de le développer qui fait l’homme. Que de grands scélérats ont de quoi faire de grands hommes !
Eugénie de Guérin (Journal et fragments, p. 226, Paris, 1876.)