L’amour, c’est un vent qui murmure dans les rosiers, avant de tomber. Mais il peut être aussi un sceau inviolable jusqu’à la mort. Dieu a créé plusieurs types d’amour : ceux qui durent et ceux qui s’évanouissent.
Knut Hamsun (Victoria, trad. Ingunn Guilhon, p.125, Livre de Poche n°5418)
De bons intellectuels ne cessent d’y insister : le primat du sentimental sur l’intelligence a toujours été le fait des régimes fascistes, qui réclament l’adhésion sans discussion ni réflexion à des valeurs ou à des leaders charismatiques, pour ne pas dire à des Führer. La raison et l’esprit critique, cette distanciation que ne permet pas, justement, l’image, sont leurs ennemis naturels. L’humanitaire serait-il un fascisme doux ?
Luc Ferry (L’Homme-Dieu, p.144, Livre de Poche n°14621)
Je ne vois d’indigents que les sots vertueux.
Il faut un front d’airain pour devenir heureux…
Joseph de Lafont (Les Trois Frères rivaux, sc. 5 (Merlin), 1713)
La maturité de quelqu’un se mesure à la capacité d’ambiguïté qu’il peut porter.
Jean-Yves Leloup (in Innocente culpabilité de Marie de Solemne, p.85, Éd. Dervy, 1998)
[…] les femmes choisissent la beauté parce qu’elles choisissent surtout l’amour, et que l’un va difficilement sans l’autre, tandis que la liberté, ah la liberté. Il y aurait beaucoup à dire aussi sur la liberté, mais je m’arrête là, qu’il suffise de rappeler que la liberté sans amour goûte la verveine surie et le fond de tonneau.
Monique Proulx (Le coeur est un muscle involontaire, p.195, Boréal, 2002)