[…] Quand on n’ose parler,
Quand l’amour avec art prend soin de se voiler,
Ses feux sont étouffés par l’extrême prudence,
Et l’on est quelquefois victime du silence.
Barthélemy-Christophe Fagan (le Rendez-vous, sc. 14 (Lucille), 1733)
[Les puritains] Une imagination zélée leur dit qu’il est de leur devoir de prêcher tant que l’auditoire n’est pas sorti de son sommeil.
John Donne (Paradoxes et problèmes, trad. Pierre Alferi, p.64, Allia, 2011)
Jamais les jeunes gens n’approfondissent rien.
Charles Collé (Dupuis et Desronais, acte 1, sc. 3 (M. Clénard), 1763)
Bref, écris ce que tu voudras ; que du moins ton sujet ait simplicité et unité.
Horace (Art Poétique p. 259 in Oeuvres, Garnier-Flammarion n° 159)
[Les psychiatres comme tous les autres médecins] se retranchaient derrière le latin médical, qu’ils dressaient peu à peu comme une muraille infranchissable et inexpugnable entre eux et leur patient, tout comme leurs prédécesseurs depuis des siècles, à seule fin de masquer leur incompétence et de jeter le voile sur leur charlatanisme. […] Le psychiatre est le plus incompétent des médecins, et il est toujours plus près du crime sadique que de la science. […] Les psychiatres sont en fait les vrais démons de notre époque. Sans foi ni loi, ils se livrent à leurs activités couvertes, au plein sens du terme, d’une manière scandaleusement inattaquable.
Thomas Bernhard (Le neveu de Wittgenstein, trad. Jean-Claude Hémery, p.17, Folio n°2323)