Les occupations agricoles ont une vertu particulière : elles calment, elles émoussent. Elles sont surtout bonnes après de grandes douleurs ou de grands mécomptes. Il semble que la terre communique dès lors à l’homme un avant-goût de ce repos définitif qu’elle lui donnera quelque jour.
Louise Ackermann (Pensées d’une solitaire, p.44, Alphonse Lemerre, 1903)
[…] Le triomphe de la force est toujours précaire.
Gustave Belot (La conscience française et la guerre, p. 52, éd. Félix Alcan, 1921)
Celui qui base ou croit baser sa conduite – interne ou externe, de sentiment ou d’action – sur un dogme ou un principe théorique qu’il estime indiscutable, court le risque de devenir un fanatique.
Miguel de Unamuno (Le sentiment tragique de la vie, trad. Marcel Faure-Beaulieu, p.303, Idées/Gallimard n°68)
On a souvent plus de peine à persuader ses inférieurs qu’à convaincre ses supérieurs.
Il est vrai qu’on s’y donne moins de mal.
Auguste Detoeuf (Propos de O.L. Barenton, confiseur, p.169, Éd. du Tambourinaire, 1962)
Adieu –
au-delà du brouillard
un brouillard plus profond
Takajo Mitsuhashi (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.124, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)