Tout fait musique dans le livre, pour peu qu’on ait l’oreille : le dos d’un volume cousu émet, quand on l’ouvre, d’imperceptibles pétillances, celui d’un vieux livre de poche un sinistre craquement qui amorce l’effeuillage ; le grain du papier feule et la couverture vibre sous les doigts de l’impatient. Mais le plus beau des bruits est celui des pages non massicotées que l’on coupe.
Annie François (Bouquiner, p.52, Ed. du Seuil, 2000)
[…] des chants à la louange de Monsieur Larousse, Quillet-aux-cieux, assurément.
Louis Gauthier (Anna, p.70, Éd. Bibliothèque Québécoise)
La nature a ses droits, mais l’amour a les siens.
Pierre-Marie-François-Louis Baour-Lormian (Omasis, acte 2, sc. 1 (Almais), 1806)
À mesure que l’intelligence grandit, les considérations relative aux personnes prises individuellement, frappent moins et les généralités davantage. Un enfant, un esprit peu cultivé, ne font attention qu’aux individus ; il faut être plus avancé pour s’intéresser aux masses. Chaque personne est un être réel qui frappe les sens ; tandis qu’une nation est un être de raison dont les maux, les besoins, l’opinion ne frappent que l’esprit.
Jean-Baptiste Say (Petit volume contenant quelques aperçus des hommes et de la société, p.3, Deterville, 1817)
Il faut être amoureux pour bien oeuvrer en lumière.
Bernard Tirtiaux (Le passeur de lumière, p.326, Folio n°2688)