La philosophie est écrite dans cet immense livre qui se tient toujours ouvert devant nos yeux, je veux dire l’univers, mais on ne peut le comprendre si l’on ne s’applique d’abord à en comprendre la langue et à connaître les caractères avec lesquels il est écrit. Il est écrit dans la langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles et autres figures géométriques, sans le moyen desquels il est humainement impossible d’en comprendre un mot. Sans eux, c’est une errance dans un labyrinthe obscur.
Galilée (L’Essayeur, p.141, Société d’Édition «Les Belles Lettres», trad. C. Chauviré, 1979. Cité par Michel Élie Martin dans «La nature est une livre écrit en langage mathématique», Pleins Feux, 2002,
Nul chemin n’est honteux quand il mène à la gloire.
Louis Poinsinet (Briséis, acte 2, sc. 2 (Ulysse), 1759)
[…] Un prince avant tout doit sauver ses États.
Alexandre Guiraud (Les Machabées, acte 5, sc. 1 (Antiochus), 1822)
Rôdant, triste et solitaire
Dans la forêt du mystère,
J’ai crié le coeur très las :
« La vie est triste ici-bas ! »
L’Écho m’a répondu : « Bah ! »
– « Écho, la vie est méchante ! »
Et, d’une voix bien touchante,
L’Écho m’a répondu : « Chante ! »
– « Écho, Écho des grands bois,
Lourde, trop lourde est ma croix ! »
L’Écho m’a répondu : « Crois ! »
– « La haine en moi va germer,
Dois-je rire ou blasphémer ? »
Et l’Écho m’a dit : « Aimer ! »
Comme l’Écho des grands bois
M’a conseillé de le faire :
J’aime, je chante et je crois !
Et je suis heureux sur terre !
Théodore Botrel (L’Écho, in Les Chansons de Jean-qui-chante, ed. J. Rueff, 1907.)
[…] examiner la vie humaine quarante ans ou dix mille ans, c’est la même chose. Que verrait-on de plus?
Marc-Aurèle (Pensées pour moi-même, trad. Frédérique Vervliet, p.103, Éd. Arléa n° 9)