[…] vous ne me consolerez pas avec la pensée du malheur d’autrui. Ce que je souffre est pour moi.
Maurice Blanchot (Le ressassement éternel, p.18, Éd. de Minuit, 1983)
Écrire des romans, c’est comme de glisser des messages dans une série de bouteilles qu’on jette à la mer au jusant, sans avoir la moindre idée du lieu où les vagues les porteront ni même savoir s’il y aura quelqu’un pour regarder dedans.
David Lodge (Les quatre vérités, trad. Suzanne V. Mayoux, p.67, Rivages, 2000)
Il est toujours quelqu’un qui cherche à nous trahir;
Et plus on est puissant, plus on se fait haïr.
François-Joseph Lagrange-Chancel (Amasis, acte 1, sc. 4 (Amasis), 1701)
Je n’ai pas de dieu. S’il en est un, il est si grand, si loin de nous, si hors de proportion avec les hommes que c’est pour nous comme s’il n’existait pas. Croire qu’un de nos actes, croire qu’une pierre peut agir sur la volonté de Dieu, c’est l’amoindrir et le nier.
Eugène Brieux (La Foi (Satni, Acte II, scène V), in Théâtre complet de Brieux, vol. 8, p.61, Librairie Stock, 1928.)
Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets ?
Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (Le Barbier de Séville, Presses-Pocket n° 6168, p.44)