[..] comme a dit saint Thomas – « la moitié de l’émerveillement sera de comprendre ».
Jean Sarment (Léopold le Bien-Aimé [L’Abbé, acte II], p.17, La Petite Illustration, 5 nov. 1927)
Je me demande vraiment comment quelqu’un peut étudier la littérature s’il l’aime tant soit peu. Ne craint-il pas de niveler en quelque sorte tous les noms ?
Je me représente plus volontiers les écrivains comme des patineurs tournoyant élégamment les uns autour des autres.
Elias Canetti (Le coeur secret de l’horloge, trad. Walter Weideli, p.105, Éd. Livre de Poche – Biblio n°3287)
Peu de gens savent cacher leurs défauts, comme César sa calvitie, avec des lauriers.
Paul Masson (Les Pensées d’un Yoghi , p.17, Léon Vanier, 1896)
[…] Un plus petit que nous peut nous faire grand mal.
Louis-Benoît Picard (Médiocre et Rampant, acte 1, sc. 2 (Laroche), 1797)
La foule est une masse aveugle qui broie les individus. En diluant la responsabilité qui n’est jamais qu’individuelle, elle représente l’immoralité par excellence, et tout procès de masse s’avère foncièrement injuste. Pour que le jugement ait lieu, il faut dissoudre les foules et faire surgir des personnes.
Étienne Naveau (La foule, c’est le mensonge (Kierkegaard), p.15, Pleins Feux, coll. Variations, 2002)