Ce qui me paraît bizarre […] c’est que les gens accordent tant d’attention à la vie et si peu à la mort. Voulez-vous me dire pourquoi tous ces savants à grosse tête n’arrêtent pas de se décarcasser pour essayer de prolonger la vie au lieu de chercher des moyens agréables pour la finir ? Il doit y avoir dans le monde une tripotée de gens comme moi, qui ont envie de mourir, mais qui n’en ont pas le courage.
Horace McCoy (On achève bien les chevaux, trad. Marcel Duhamel, p.26, Folio n°962)
[…] pour comprendre une théorie, il faut percevoir l’adversaire qu’elle se donne.
Jean-Marie Frey (L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté (Rousseau), p.14, Pleins Feux (coll. Variations), 2001)
Heureux qui, de la guerre enchaînant les fureurs,
Même à des ennemis épargne quelques pleurs!
Pierre-Chaumont Liadières (Conradin et Frédéric, acte 1, sc. 1 (Roger), 1820)
Le plus faible est toujours celui que l’on accable.
Charles-Guillaume Etienne (Les Deux Gendres, acte 1, sc. 1 (Comtois), 1810)
Dans la jeunesse, où tout paraît nouveau,
Comme on ne connaît rien, on se peint tout en beau.
Étienne Vigée (L’Entrevue, sc. 7 (Le Marquis), 1788)