Nous ne sommes que des trajectoires, nous sommes comme des lumières dans la nuit, qui rapidement s’éteindra.
Malek Chebel (Le mal d’incertitude (Marie de Solemne), p.100, Éd. Dervy, 2002)
On sort le cercueil –
un pont se pose
dans le paysage
Kanseki Hashi (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.197, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)
Oui, si les boeufs et les chevaux et les lions avaient des mains et pouvaient, avec leurs mains, peindre et produire des oeuvres comme les hommes, les chevaux peindraient des figures de dieux pareilles à des chevaux, et les boeufs pareilles à des boeufs, bref des images analogues à celles de toutes les espèces animales.
Xénophane (Les penseurs grecs avant Socrate, trad. Jean Voilquin, p.64 Garnier-Flammarion n° 31)
[…] on vieillit plus vite sur les portraits que dans la vie.
Gabriel Garcia Marquez (Douze contes vagabonds [Bon voyage, monsieur le Président], trad. Annie Morvan, p.19, Éd. Livre de Poche n°13747 )
N’en déplaise aux adeptes de l’exaltation amoureuse et de la » plénitude de vie « , ce sont rarement la grâce, le charme, la virginité ou quelque attribut physique et moral qui provoquent le désir. Les vertus suscitent parfois l’amour, souvent l’ennui, jamais la convoitise.
Roland Jaccard (La tentation nihiliste, p.19, Quadrige/PUF,n°126)